Maladies rénales
Les atteintes rénales ont une particularité : elles restent longtemps silencieuses. Le rein compense la perte de néphrons jusqu'à un stade avancé, si bien que le diagnostic est souvent posé par un examen fait pour une autre raison.
Insuffisance rénale chronique
Elle se définit par une baisse durable du débit de filtration ou par la présence d'anomalies rénales pendant plus de trois mois. Ses deux causes principales dans les pays développés sont le diabète et l'hypertension artérielle, qui représentent ensemble la majorité des cas. Elle se classe en cinq stades, le dernier correspondant au recours à la dialyse ou à la greffe.
Insuffisance rénale aiguë
Brutale et souvent réversible, elle survient à la suite d'un choc, d'une déshydratation, d'une obstruction des voies urinaires ou d'un médicament néphrotoxique. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens, les produits de contraste iodés et certains antibiotiques figurent parmi les causes évitables les plus fréquentes.
Calculs
La lithiase urinaire touche environ une personne sur dix au cours de la vie. Les calculs d'oxalate de calcium représentent la majorité des cas. La colique néphrétique traduit la mise sous tension des voies urinaires par un calcul enclavé. La prévention repose avant tout sur un apport hydrique suffisant, deux litres d'urine par jour, et sur l'adaptation du régime au type de calcul analysé.
Infections
La cystite atteint la vessie, la pyélonéphrite le rein lui-même. Cette dernière associe fièvre, douleur lombaire et signes urinaires, et constitue une urgence : non traitée, elle peut détruire du parenchyme rénal ou évoluer vers un sepsis.
Glomérulopathies et maladies héréditaires
Les atteintes du glomérule se manifestent par une protéinurie, une hématurie ou les deux, et regroupent des maladies très diverses dont le diagnostic précis repose souvent sur une biopsie rénale. La polykystose rénale autosomique dominante est la maladie rénale héréditaire la plus fréquente et une cause notable d'insuffisance terminale.